mardi 21 novembre 2017

Climat & capitalisme : alarmisme catastrophiste ou raison adaptatrice ?

Comme souvent, le sous-titre de ce livre passionnant : « climat, capitalisme et catastrophe », est beaucoup plus parlant que son titre lui-même : « la grande adaptation ». Romain Felli, géographe et politiste suisse - auteur d’une « critique du développement durable » en  2008 (L’Harmattan) - y examine cette fois l’histoire des idées politiques qui fondent la gouvernance globale capitaliste de l’environnement depuis la seconde guerre mondiale.

Critique de la notion d’Anthropocène (même si son livre paraît dans une excellente collection qui porte ce nom), il considère que face à la crise climatique, pour sauver ses profits, le capitalisme global a pris la tête d’une « internationale de l’adaptation ». Et il cite Jason Moore : « nous ne vivons pas dans l’Anthropocène, mais dans le Capitalocène » ! Dans le ciel de la catastrophe climatique qui, dit-on, nous menace, il y a surtout des idées, des idéologies, des croyances. Si on le suit, face au dilemme entre la réduction des émissions des gaz à effet de serre et la « grande adaptation » inévitable à un changement inéluctable, c’est la seconde solution qui l’emporterait, même si les faits récents (Protocole de Kyoto, Sommet de Copenhague, COP successives, Accord de Paris) donnent plutôt le sentiment du contraire. Mais ce serait là, selon lui, une apparence trompeuse.

Il définit ainsi la "Grande adaptation" qu’il examine : « la transformation des systèmes socio-écologiques pour les adapter à un climat en changement. Il ne s’agit pas de chercher à éviter le changement, mais au contraire d’en minimiser les conséquences – voire de l’embrasser pour en tirer profit ». Or, "la solution qui a été retenue pour rendre les sociétés plus flexibles, plus réactives, mieux adaptables au changement climatique est le marché » (p.17). Le discours de l’adaptation présente bien des avantages. Pour commencer, « il permet d’éviter toute mention d’une responsabilité des pays riches. En aidant les pays du Sud à accroître leurs « capacités adaptatives », les pays du Nord prétendent faire de l’humanitaire et non reconnaître une quelconque dette » à leur égard (p.21).
C’est dès les années 1970, que certains plaidaient alors, aux États-Unis et dans les instances interétatiques (ONU, OCDE), pour une "adaptation" des sociétés aux changements climatiques plutôt que pour de coûteuses réductions d’émissions de gaz à effet de serre. Aujourd’hui, par le biais des sommets environnementaux (COP, sociétés, territoires, individus sont désormais sommés de "s’adapter" à des transformations jugées inexorables. Romain Felli, avec son livre, nous fait mieux comprendre comment, au lieu de contribuer à la solidarité ou à la résistance aux conséquences de ces changements, le capitalisme utilise le choc climatique en faveur de l’extension du domaine du marché et de son pouvoir, au nom de "l’adaptation" objet de l’ouvrage. La catastrophe climatique devient dès lors un nouveau business.

Face à la crise climatique - indiscutée ici dans ses fondements, scientifiques ou non - « en se donnant l’illusion que la variable « CO2 » serait seule responsable du problème, nous faisons comme si nous pouvions contrôler, limiter ou faire disparaître le problème climatique. Mais, plus que les émissions de gaz à effet de serre, c’est la façon particulière d’organiser la nature qui est en jeu, dans cette question climatique ». Elle est avant tout une crise de la manière capitaliste d’organiser la nature.
La démonstration assez convaincante de ce livre est que depuis des décennies, « loin d’être des objets périphériques du projet néolibéral, les questions environnementales et la question climatique en particulier, ont été importantes dans la redéfinition d’une nature capitaliste ».

La démonstration, d’une grande richesse, est difficile à résumer ici. Indiquons simplement qu’elle suit quatre moments. Elle montre d’abord que la survie du capitalisme s’inscrit dans la crise climatique (chapitre 1). Le néomalthusianisme fait de tous temps corps avec le conservatisme politique. La variabilité climatique fait courir des risques de déstabilisation géopolitique. Les épisodes récurrents  de famine, comme au Sahel dans les années 1970 transforme alors la climatologie en missionnaire de l’industrie agroalimentaire. La lutte contre la famine annoncée sert de justification à la "Révolution Verte", champ libre offert aux grandes firmes multinationales de l’agroalimentaire dans les pays du Sud. Les crises pétrolières inaugurent ensuite la transition énergétique, et relance l’engouement climatique pour une internationalisation de l’adaptation visant à étayer la résilience.

Ensuite, l’auteur décrypte "l’évangile de la flexibilité" (chapitre 2). Les économistes entrent en scène et jaugent coûts et bénéfices de l’adaptation. La politique de l’incertitude climatique prône l’adaptation comme ajustement aux risques naturels. Pourtant des "canards noirs" détonent dans ce tableau, comme en 1976 le climatologue argentin Rolando V. Garcia : « son étude s’en prend aux prédictions globalisantes des impacts du réchauffement climatique et les tourne en ridicule. » (p.85). Le philosophe et économiste indien Amartya Sen montre, lui, à partir des exemples des famines du Bengale de 1943-1944, et du Sahel dans les années 1970, qu’elles sont « le résultat d’un choix politique, pas d’une méchanceté de la nature ». Quant au géographe marxiste Michaël Watts, il conteste la lecture climatique néomalthusienne des famines au Sahel (Nigéria), et les analyse plutôt « sous l’angle du colonialisme et des rapports sociaux capitalistes ».   

Même si le Sud s’invite à la Conférence de Toronto en 1988, il n’y pèse pas lourd face à l’écho du discours de la première ministre sociale-démocrate norvégienne Gro Harlem Bruntland, « vibrant plaidoyer pour le développement des énergies renouvelables, le transfert des technologies propres et une action internationale renforcée pour lutter contre le réchauffement de la planète. »  Pourtant, le rapport « Notre avenir à tous » - dit Rapport Bruntland - qui deviendra la bible du développement durable, ne traite pas vraiment du réchauffement climatique. Il constitue depuis « l’évangile écologiste de la flexibilité », ayant comme credo la résilience.

Le rapport entre climat et marché, génère un double choc (chapitre 3). La microfinance devient l’outil de l’extension du domaine du marché pour l’adaptation. Pour affronter le changement climatique, il faut aussi se soumettre à l’expérience de la microassurance.
Enfin, le chapitre 4, examine la question des migrants climatiques. Les dites « guerres du climat », provoquent des migrations présentées comme la conséquence de la crise environnementale. Les migrants climatiques formeraient « les nouvelles invasions barbares ». Avec un humanitarisme qui dépolitise, l’appel à la rescousse privée manifeste le triomphe de la volonté néolibérale. Les migrations s’inscrivent elles-mêmes dans une stratégie d’adaptation aux changements climatiques. Cette économie politique de la catastrophe vise plus à adapter les masses de travailleurs agricoles aux volontés du capital qu’aux changements climatiques.

L’analyse critique est pertinente, mais va-t-elle jusqu’au bout. ? En posant une dualité de principe entre adaptation et/ou réduction des gaz à effets de serre, l’auteur penche pour la première, contre l’évidence actuelle. Opter pour elle serait sans doute préférable, mais impliquerait de s’engager dans la controverse scientifique sur le fond de la question climatique, ce qu’il ne fait pas. Crainte du terrorisme anti-sceptiques en vigueur, peut-être ? Limite à une critique plus radicale, assurément.

Pourtant Romain Felli cite-t-il les noms des géographes critiques radicaux anglo-saxons, tels David Harvey, Neil Smith, et Erik Swyngedouw, inspirés par Henri Lefebvre et sa Production de l’espace, devenue pour l’un d’eux « production de la nature ». Mais ce n’est qu’en notes de fin d’ouvrage (9 et 15 pp.208-209) et on ne voit guère la trace de leurs idées dans le texte. Or, dès le « Droit à l’espace » (en 1968 - il y a 50 ans - et également dans La révolution urbaine  et le Manifeste différentialiste [1970]) Lefebvre pointait cette capacité du capitalisme à créer de « nouvelles raretés » telles que l’air, l’eau, le paysage, pour les livrer aux lois de l’économie capitaliste dirigée, privilégiant leur valeur d’échange au détriment de leur valeur d’usage.

Du coup, Felli peut-il conclure ainsi : « Malgré l’espoir entretenu pendant une quinzaine d’années (1997-2009), l’incapacité du régime climatique international à amorcer une réduction effective des émissions de gaz à effet de serre donne un nouvel élan à cette raison adaptatrice. Or cette raison cherche, au mieux, à faire revenir les choses à la normale (alors que c’est la normale qui est catastrophique pour des milliards d’êtres humains), au pire à mobiliser le choc climatique pour étendre le choc du marché dans une multitudes de domaines (gestion de l’eau, assurances, migrations internationales,etc.) et d’espaces – même si le Sud reste le terrain favori d’expérimentation de ces contre-réformes libérales » (p.201).

Un examen lucide qui s’affranchit en partie des dogmes du catastrophisme climatique, mais ne voit d’autre issue que d’abonder dans le sens de ses prémisses alarmistes, dans des circonstances et des conditions telles que le retour à une raison adaptatrice est loin d’être encore acquis.


Romain Felli, La grande adaptation : climat, capitalisme et catastrophe, Seuil, Anthropocène, 2016.

samedi 7 octobre 2017

Éoliennes dans l'Atlantique et dans la Manche : facture salée pour le contribuable français

Source : Le Figaro / Économie

ENQUÊTE : De Dunkerque à Oléron, 480 éoliennes de plus de 200 mètres de haut attendent de pousser devant les côtes [dont 80 sur le banc de Guérande au large de la Presqu'île Guérandaise] - pour révolutionner notre approvisionnement en énergie. Des consortiums regroupant des groupes français et étrangers (EDF énergies renouvelables, Enbridge, WPD offshore, Iberdrola...) se sont, au gré des appels d'offres, partagé un marché lancé par l'État il y a déjà plus de dix ans. Mais c'est bien le contribuable qui l'alimentera, via une taxe qui a connu une augmentation de 650% en quinze ans: la «contribution au service public de l'électricité», visible sur sa facture d'énergie.

La CSPE, une "taxe éolienne" bien cachée au verso de notre facture
Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Et la facture s'annonce encore plus salée

Quels sont les montants en jeu? En 2014, Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, avait annoncé un tarif de rachat de l'électricité éolienne en mer garanti aux industriels: 221,7€ du Megawatt-heure, soit quatre fois plus cher que le prix de marché projeté à 53,7€ en 2022. Un surcoût de 167€ pas anodin: l'effort sur les huit parcs se chiffre pour les Français à environ 2,7 milliards d'euros chaque année, pour 3% de l'électricité produite en France. Soulignant le faible rendement des parcs, Fabien Bouglé, militant au sein d'un collectif d'opposants, déclarait au Figaro en août dernier: ces éoliennes sont «des 2CV au prix de Rolls-Royce»! Côté porteurs de projet, l'affaire semble en revanche intéressante: environ 450 millions d'euros de rentrées annuelles pendant 20 ans pour chaque parc, pour un investissement initial de 2 milliards, plus les coûts d'entretien. Et pour leur faciliter la vie, des investissements publics conséquents sont également prévus.

Bien que le nombre de postes potentiels soit aléatoire, la collectivité n'hésite pas à se mêler aux projets d'usines à éoliennes. Catherine Boutin, du collectif PULSE*, a recensé différentes annonces de subventions et d'investissements, et les chiffres sont ahurissants. D'abord, les travaux sous-marins de raccordement pèsent carrément des milliards, supportés par RTE. Ensuite, au Havre, à Cherbourg ou encore Dieppe, des centaines de millions d'euros publics sont d'ores et déjà prévus pour adapter les ports, aider les usines... D'autres subventions portent enfin sur la recherche. En face, les potentiels emplois perdus dans la pêche ou le tourisme ne sont pas chiffrés.

Ce n'est pas fini: les pics de production ne correspondant pas aux pics de consommation, l'électricité achetée par l'État n'aura parfois aucun débouché (production en pleine nuit, etc.). À l'inverse, les éoliennes nécessiteront des «capacités de secours» pour pallier les moments de vent trop faibles. Au total, ces difficultés techniques pourraient, selon plusieurs sources, faire encore doubler le prix, qui serait alors huit fois plus cher que l'électricité conventionnelle! Un chiffre qu'Olivier David, spécialiste à la Direction Générale de l'Énergie et du Climat (DGEC) au ministère de la Transition écologique, interrogé par Le Figaro, qualifie de «fantaisiste».

Les objectifs: modifier le «mix énergétique» et faire éclore une filière industrielle

L'État se fait-il rouler? Olivier David rappelle d'abord que le prix de l'électricité ne comptait que pour 40% de la note dans les dossiers reçus à la suite des appels d'offres de chaque parc: «Les aspects industriels comptaient pour 40% également, et le respect de la mer et de ses usages pour 20%». Le ministère est parti du principe que le système d'appels d'offres permettait à chaque fois de faire émerger le meilleur tarif possible: «Il y a eu une concurrence féroce sur l'attribution des parcs, d'ailleurs pour deux parcs, des recours ont eu lieu après attribution», souligne le spécialiste. De même, «les décisions des appels d'offres sont notifiées à la Commission européenne pour une enquête sur le respect des procédures relatives aux aides d'État». L'ingénieur souligne que les porteurs de projet ont indiqué le taux de rentabilité interne (TRI) espéré pour chaque parc, et que «si on constate un décollage de ce TRI, l'État pourra revenir sur le prix effectif de rachat». Sur ce point cependant, les artifices comptables sont nombreux et nous n'avons pas eu accès aux documents d'attribution, confidentiels. Les passages concernant la fixation du prix sont particulièrement lapidaires dans les documents officiels... Par ailleurs, si la Commission européenne demande qu'il n'y ait pas de surrémunération, les mécanismes précis de contrôle ne sont pas encore décidés.

Une stratégie publique périmée?

Les projets éoliens en mer reposent donc clairement sur une volonté politique. L'État français compense l'absence de rendement des éoliennes au large des côtes par un prix de rachat surélevé: en mer du Nord, (où le vent est plus fort et régulier) l'électricité produite est quasiment au prix de marché. Quant à l'intérêt de la filière industrielle (40% de la note des appels d'offres), il est discutable: certains pays parlent déjà d'en finir avec l'éolien posé en mer. L'éolien flottant au large semble plus prometteur: le marché est encore à ses balbutiements, les fonds marins exploitables bien plus nombreux, et la France encore dans la course... Olivier David le confirme: «En matière d'éolien flottant, nous sommes leaders.» Dès lors, que diable l'État va-t-il faire dans cette galère? Aujourd'hui, les projets de parcs semblent davantage tenir et avancer sur leur propre inertie. Les industriels comme les collectivités locales peinent à convaincre les populations concernées, les retards s'accumulent. Pourquoi ne pas engager les efforts sur la recherche, et l'amélioration d'autres pans de l'économie circulaire? Est-il moins intéressant de financer la baisse de consommation en se focalisant sur l'efficacité énergétique, plutôt qu'une très pénible «verdisation» des sources? Si le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot s'est pour l'instant montré prudent et habile, le dossier va bientôt nécessiter, quoi qu'il arrive, des décisions courageuses.

*Pour Un Littoral Sans Éoliennes **Les impacts non maîtrisés pourraient faire grimper la facture. Les associations évoquent actuellement les anodes sacrificielles, masses d'aluminium et de zinc rivés sur les éoliennes pour ralentir la corrosion, et qui rejetteront des centaines de kilos de métal chaque jour. L'ensemble de la faune et de la flore marines pourrait être contaminé et l'industrie pourrait pâtir gravement de cette «transition énergétique».

Sources : Éoliennes en mer : des 2CV au prix de Rolls-Royce ?
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/09/29/20002-20170929ARTFIG00130-eoliennes-en-mer-des-2cv-au-prix-de-rolls-royce.php

Site officiel sur le Banc de Gérande
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jeudi 5 octobre 2017

E.Macron, S.Bern et le patrimoine


Emmanuel Macron a confié une mission officielle à Stéphane Bern afin de recenser des monuments du patrimoine français en danger et de réfléchir à différents moyens pour les rénover. "Je suis très heureux de pouvoir le faire. Je ne me dérobe pas, j'ai passé mon temps à défendre le patrimoine. Quand l'État vous le demande, vous le faites, c'est tout", a déclaré l'animateur de "Secrets d'histoire", avant de préciser qu'il s'agissait d'une mission bénévole. Il connaît le président français et son épouse depuis plus de trois ans et il a fait partie des personnalités invitées à La Rotonde le soir de sa victoire du premier tour.


Mauvais symbole

Mais le choix de Macron est loin de faire l'unanimité chez les historiens. Maître de conférences à l'université Panthéon-Sorbonne de Paris, Nicolas Offenstadt a réagi sur Twitter et le site du Nouvel Obs. "Ce choix est un très mauvais symbole, notamment pour le monde de la culture et de l'histoire. Alors que la France compte de nombreux professionnels qui travaillent depuis des années sur le patrimoine, qui mènent des recherches exigeantes et sérieuses, qui réfléchissent en profondeur sur ce sujet, Emmanuel Macron choisit de confier un dossier aussi capital à quelqu'un qui n'a strictement aucune compétence en la matière. C'est désastreux. C'est une vraie gifle adressée aux professionnels qui travaillent dans l'ombre sur ces thématiques."

L'historien est très inquiet. "Les enjeux sont très importants: il s'agit tout simplement de faire le tri, de choisir ce que notre société doit valoriser de son passé, et donc ce qui ne le sera pas ou le sera moins. Il s'agit donc aussi, par ce choix, de mettre l'accent sur certaines valeurs plutôt que d'autres. Or Stéphane Bern n'a pas de réflexion distanciée sur ces sujets. Et il est tout sauf neutre idéologiquement dans sa manière d'appréhender le passé, l'histoire de France et même le présent."

Une vision étriquée de l'histoire

En 2016, l'animateur de France 2 a créé la Fondation Stéphane Bern pour l'Histoire et le Patrimoine. Il est aussi devenu propriétaire de l'Ancien collège royal et militaire de Thiron-Gardais (en Eure-et-Loir), un bâtiment historique qu'il compte transformer en musée. "Stéphane Bern ne s'est jamais caché. Il a toujours indiqué qu'il aimait "l'ordre et la monarchie", et qu'il était partisan du "roman national", qui n'est rien d'autre qu'une fiction identitaire faite de héros et d'épisodes forts mais idéalisés. Sa vision de l'histoire et du patrimoine est donc une vision étriquée et orientée", estime Nicolas Offenstadt. Il demande: "Stéphane Bern sera-t-il attentif au patrimoine ouvrier et militant par exemple? On peut en douter. C'est pourtant aussi l'une des richesses et l'une des dimensions de notre passé.



Lire ici : "L' Histoire un combat au présent" de Nicolas Offenstadt http://jym44.blogspot.fr/2014/11/l-histoire-un-combat-au-present-de.html